Neil Postman, dans un discours soutenu à la Conférence de Colorado en 1998, parle de cinq idées dans le changement technologique.
Premièrement, on pose l’ accent sur le prix de la technologie, deuxièmement – il y a toujours des gagnants et des perdants. Troisièmement, tous les médias contiennent un préjudice épistemologique, politique ou social. La presse a détruit la tradition orale, la télévision a favorisé l’ image au détriment de la parole, l’ ordinateur détruira probablement la communauté.
En quatrième lieu, le changement technologique est écologique, il change tout.
En dernier lieu, la technologie est mystique, elle contrôle notre vie.
C’ est vrai qu’un monde dans lequel nous nous voyons l’ un par l’ autre seulement à l’ aide des “images tridimensionnelles” il serait triste, tout comme dit le prolifique auteur de science-fiction, Isaac Asimov, dans son livre : “Le Soleil nu”.
Isaac Asimov à écrit la célèbre phrase, que les autorités “auraient mieux fait d’ envoyer un sociologue”, pour sauver l’ espèce humaine (cf. Marshall, 1994, p.94).
De même, la vision d’ Isaac Asimov, dans la nouvelle “Ce qu’ on s’ amusait”, c’ est grandiose. Il s’ imagine l’ école en 2155, une école sans classe, sans professeur, sous la direction d’ un ordinateur. Quand l’ inspecteur vient chez Margie, pour remonter le maître ordinateur, elle espère qu’il ne saurait pas le remonter, mais son espoir a été déçu. “Au bout d’ une heure environ, le maître était là de nouveau, gros, vilain, noir, avec un grand écran sur lequel les leçons apparaissaient et les questions étaient posées”. Tout ça peut être plus un chaos, qu’ un rêve, parce que cette machine ne peut permettre qu’ un jeu de question-réponse et exclut tout débat. Je trouve extraordinaire qu’ elle peut utiliser massivement l’ ordinateur en classe, mais Margie ne peut pas apprendre tout sur un ordinateur, elle ne peut pas débattre des problèmes avec un ordinateur.
Il y a aussi des visions optimistes, en ce qui concerne l’Internet. Ainsi, Sean Kidney, dans une discussion tenue à la Société des Éditeurs New South Wales en 1999, afirmait que “pour ceux qui sont interesés par l’ Internet, le scénario est optimiste [...] et que bien sûr l’ Internet nous promet une bibliothèque globale”.